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Mes contes de fées

La fête chez les chaussures

Publié le 19 Août 2013 par BengiBerte in un de mes contes, confiance en soi, différences, j'ai fait ça en deux secondes parce que je m'ennuyais

Le soir tombe vite dans le centre commercial. Dans la boutique de chaussures, le silence règne. Les clients et même les vendeurs sont tous rentrés chez eux. Toutes les lumières sont éteintes.

Soudain, un gros godillot regarde à gauche, à droite, puis saute par terre en s’écriant : « On danse ! » Aussitôt, toutes les chaussures l’imitent. Les sandales et les bottes, les mocassins et les escarpins, tous sautent, tournent, sautillent et dansent deux par deux. C’est la grande fête des chaussures !

Une toute petite chaussure de tennis les regarde depuis un coin sombre. Elle n’ose pas se mêler aux réjouissances. Elle est trop timide ! Au bout d’un moment, elle ose enfin s’approcher à petits pas.

- Je peux danser avec vous ? demande-t-elle. Je peux, dites-moi ?

- Non ! s’écrie une bottine en la regardant de haut. T’es-tu regardée au moins ? Tu n’as même pas de cirage sur toi !

La petite tennis s’éloigne tristement. Elle aimerait bien s’amuser avec les autres. Et puis, une idée lui vient. Il y a un supermarché au bout de la galerie marchande, non ? Elle va aller elle-même se trouver du cirage et s’en mettre partout. Ainsi on la laissera s’amuser avec les autres !

La petite tennis s’approche donc de la grille de fer. Elle est si petite qu’elle parvient à se glisser dans une ouverture. Bravement, elle s’avance dans la galerie marchande obscure. A droite, une pharmacie. A gauche, une boulangerie. Ensuite, une boutique de vêtements, un café, et enfin, voici le supermarché !

Il fait vraiment très sombre et la petite chaussure cherche encore et encore. Tiens, c’est peut-être ça, ces boites rondes ! La petite tennis essaie maladroitement d’ouvrir le couvercle et s’en met partout. Malheur ! Ce n’est pas du cirage, c’est de la cire !

Comme toutes ces boîtes se ressemblent ! Pas découragée, la petite chaussure cherche encore et encore. Elle trouve enfin du cirage mais se dit que tous ces mélanges, ce n’est pas très bon pour sa toile. Elle court jusqu’au rayon des eaux minérales, renverse une bouteille et prend une douche. Comme c’est agréable, cette fraîcheur !

Mais comme il doit faire tard ! La petite tennis se précipite et regagne le magasin, juste à temps pour la dernière danse. Le gros godillot la regarde avec étonnement.

- Que fais-tu ? lui dit-il. On t’attendait pour le dernier morceau !

- Je peux danser avec vous ? demande la petite tennis, toute étonnée.

- Mais oui, bien entendu ! Viens, mets-toi au bout de la file.

La petite chaussure s’aligne avec les autres et se met à danser, toute fière. On tourne, on tourne, on rit et on s’amuse énormément. Soudain, on entend un bruit de moteur et tout le monde regagne sa boîte en hâte ! Les humains sont réveillés, ils viennent reprendre possession des lieux. Ils ne savent pas que les chaussures ont dansé toute la nuit pendant qu’ils dormaient. Ah, comme c’est bon d’être une chaussure et de s’amuser !

Il est sept heures du matin. La nuit est finie et les chaussures dorment toutes dans leur boîte. Dans le supermarché, les employés font le tour des rayons et vérifient qu’on ne leur a rien volé. L’un d’eux s’étonne. Qui a bien pu jouer avec l’eau minérale et la cire d’abeille ?

C’est peut-être un chat qui s’est glissé sous la porte et s’est amusé, pense-t-il. Oui, cela ne peut être que ça. Personne d’autre ne viendrait ici au beau milieu de la nuit !

L’employé hausse les épaules et va chercher de quoi nettoyer…

La fin…

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