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Mes contes de fées

Ce conte n’est pas de moi.

Publié le 30 Mai 2017 par BengiBerte

L'image non plus n'est pas de moi.Comme précisé dans le titre, ce conte n’est pas de moi. Je l’ai lu quand j’étais enfant, entre 1986 et 1989 à peu près. Je crois sans en être sûre qu’il faisait partie d’un énorme recueil alors si vous connaissez l’auteur-e d’origine de cette merveille, n’hésitez pas à m’envoyer un mot. Voici l’histoire, retranscrite de mémoire.

Il était une fois un jeune homme timide, appelons-le Simplet, qui vivait dans un lointain pays. Simplet était fou amoureux de la plus jolie fille de son village mais n’osait pas aller lui déclarer sa flamme tellement il avait peur d’être rejeté. Tous les jours, il la regardait aller puiser de l’eau à la fontaine. Il pensait parfois à aller lui parler mais il restait paralysé. Il se disait qu’elle allait sûrement épouser un autre garçon, plus riche ou plus beau que lui. Et puis, il rentrait chez lui, tout triste.

Un jour, Simplet alla rendre visite à une vieille dame qui vivait non loin du village et qu’on disait un peu sorcière. Il lui raconta toute son histoire et combien il brûlait d’amour pour la jeune fille et combien il voulait la demander en mariage. La dame l’écouta patiemment, puis lui donna une bague.

- Tu dois faire tes bagages, dire au revoir à ta famille et aller habiter pendant un an au fond des bois, sans jamais la voir, annonça-t-elle. Au bout d’un an, reviens ici et passe-lui cet anneau magique au doigt. Tu verras, elle ne te rejettera pas.

Simplet remercia la dame, embrassa ses parents, mit quelques affaires dans un sac et marcha longuement dans la forêt. Il finit par trouver une cabane abandonnée et s’y installa. Il y vécut seul pendant quelques semaines, cultivant ses propres légumes et les vendant à un marché, non loin de là. Quand il se sentait triste, il regardait la bague magique et il pensait qu’un jour, il épouserait la fille qu’il aimait.

Un jour, une jeune fille se présenta devant sa maison. Elle était pauvrement vêtue et elle ne ressemblait pas à la fille blonde que Simplet aimait : ses cheveux était brun foncé et ses yeux n’avaient point la couleur du myosotis.

- Bonjour, dit-elle. Voudrais-tu bien m’héberger pendant quelque temps, s’il te plait ? Ma belle-mère est tellement méchante que je me suis enfuie de chez moi et je n’ai nulle part où aller.

Simplet était un garçon fort gentil. Il accueillit la demoiselle et lui fit de la place dans sa cabane. La jeune fille devint son amie et ils vécurent ensemble pendant de longs mois. Ils partageaient les corvées : chacun coupait du bois, réparait le toit ou faisait la cuisine chacun son tour. Le soir, ils s’asseyaient au coin du feu et bavardaient joyeusement. Ils se racontaient leur vie et se faisaient des confidences, un sourire aux lèvres. Ensuite, ils allaient se coucher, le cœur léger.

Un matin, Simplet vit son amie qui préparait ses bagages.

- Que fais-tu là ? lui demanda-t-il, surpris.

- Je rentre chez moi, répondit-elle. Maintenant, je n’ai plus peur de ma belle-mère. Je te remercie de m’avoir hébergée pendant tout ce temps : c’était vraiment très gentil.

Elle le prit dans ses bras, l’embrassa sur les deux joues, ramassa son sac et partit. Simplet resta stupéfait. Il passa la soirée à regarder le feu, tout seul et tout triste. Vraiment, son amie lui manquait.

Cela faisait moins d’un an qu’il était parti de son village. Cependant, il décida le lendemain même de plier bagages. Il ne retourna pas vers son village natal et n’alla pas frapper à la porte de la jeune fille blonde. Au contraire, ce fut à la porte de sa compagne brune qu’il alla frapper pour lui passer la bague au doigt. C’était avec elle qu’il avait partagé tous ces bons et ces mauvais moments et c’était elle qu’il aimait.

Les noces de Simplet et de sa fiancée furent célébrées quelques semaines plus tard. On raconte qu’une vieille dame se tenait quelque part dans l’assemblée, souriant à tout ce qui se passait et buvant à la santé des jeunes mariés…

La fin!

 

EDIT

Je sais enfin où j'ai lu ce conte il y a des années: dans un énorme livre, publié chez Gründ, qui s'appelait "les plus beaux contes du pays des fées", cadeau de Noël de ma tante. Il s'agissait d'un conte écossais qui s'appelait "La bague de la sirène" et dans le conte d'origine, c'était une sirène et non une dame âgée qui donnait une bague au protagoniste. Comme quoi la mémoire peut vous jouer des tours...

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