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Mes contes de fées

Blanche-Neige, la version féministe - deuxième partie

Publié le 6 Juin 2015 par BengiBerte in féminisme, un de mes contes, ambition

Kristen Stewart dans le rôle de Blanche-Neige
Kristen Stewart dans le rôle de Blanche-Neige

Pendant ce temps, Blanche-Neige était partie de son côté. Elle s’enfonça dans la forêt et marcha toute la nuit, puis toute la journée. Le soir venu, elle trouva une petite maisonnette. Comme elle avait très faim, très soif, et qu’elle se sentait très fatiguée, elle frappa à la porte pour demander de l’aide. Personne ne répondit. Elle frappa et appela encore, puis poussa la porte. Celle-ci n’était pas fermée.

Blanche-Neige hésita. Elle savait qu’il est très impoli d’entrer chez quelqu’un sans sa permission mais elle mourrait de faim et de soif. Finalement, elle entra et chercha autour d’elle. Elle trouva une carafe et but un verre d’eau qu’elle nettoya ensuite soigneusement. Elle trouva aussi une miche de pain et s’en coupa deux tranches qu’elle mangea voracement. Enfin, elle sortit et s’assit sur le pas de la porte où elle s’endormit à moitié.

Une exclamation la réveilla. Sept petits hommes la regardaient avec des yeux ronds. Elle comprit qu’elle avait affaire aux habitants de cette maison et elle se leva précipitamment.

- Bonjour ! s’écria-t-elle. Je suis vraiment désolée. Ma belle-mère a essayé de me tuer et j’ai dû m’enfuir très loin. J’étais morte de faim et de soif et j’ai pris un verre d’eau et deux tranches de pain dans votre maison. Evidemment, je vous rembourserai dès que j’aurai trouvé du travail. Savez-vous où on embauche dans le coin ?

Les nains se regardèrent, surpris. Ils ne s’étaient jamais trouvés dans une pareille situation ! Mais ils voyaient bien que Blanche-Neige était morte de fatigue, sa robe et ses chaussures couverte de saleté, ses cheveux emmêlés. Ils pensèrent qu’elle disait probablement la vérité. Aussi, ils se consultèrent un instant, puis l’un d’eux s’avança vers elle.

- Le village le plus proche se trouve à une demi-heure de marche, annonça-t-il. Mais nous sommes des gens hospitaliers, nous n’allons pas vous laisser partir dans cet état ! Voilà ce que nous vous proposons : vous allez dîner et dormir chez nous. Demain, on vous prêtera de quoi rédiger un CV et vous irez chercher du travail. Entendu ?

Blanche-Neige les remercia et enleva ses souliers boueux pour entrer dans la maison. Elle aida les nains à préparer le repas, mangea avec eux et passa la nuit sur le canapé. Le lendemain, après un solide petit-déjeuner, elle s’installa devant une feuille de papier et essaya de rédiger son CV.

- Je n’ai pas fait d’études, murmura-t-elle pensivement. Je n’ai jamais travaillé dans un moulin, ni une épicerie, ni une auberge. La seule chose que j’ai l’habitude de faire, c’est le ménage et la cuisine. Messieurs, savez-vous si on a besoin d’une femme de ménage en ville ?

Les nains se consultèrent, puis l’un d’eux prit la parole :

- Sûrement, mais dans ce cas, peut-être pourriez-vous rester ici ! Nous avons beaucoup aimé le repas que vous avez préparé avec nous hier soir !

- Oh ! s’écria Blanche-Neige. Je veux bien travailler ici mais pas sans un contrat de travail en bonne et due forme !

Alors les nains et Blanche-Neige rédigèrent et signèrent un contrat de travail. Cinq jours sur sept, elle faisait le ménage et la cuisine pendant que les nains travaillaient à la mine. Les jours de congé, elle se rendait en ville où elle empruntait des livres à la bibliothèque. Elle envisageait sérieusement de commencer des études par correspondance dès qu’elle en aurait les moyens.

A suivre...

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