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Mes contes de fées

La belle-soeur de Riquet à la Houppe, première partie

Publié le 9 Avril 2014 par BengiBerte in un de mes contes, ambition, féminisme, frères et soeurs

Tous les grands enfants connaissent l’histoire de Riquet à la Houppe, prince laid et plein d’esprit qui eut le bonheur de rencontrer une ravissante princesse qui avait le malheur d’être née stupide et maladroite. On sait aussi que le prince avait reçu de sa marraine la fée le don de donner de l’esprit à la femme qu’il aimerait. La princesse avait reçu de la même fée le don de rendre beau l’homme qu’elle aimerait. Ce qui devait arriver arriva : ils se rencontrèrent, s’aimèrent et vécurent heureux.

La princesse avait une sœur, Sonya, qui était aussi laide que sa sœur était belle. Le jour de leurs noces, la princesse Sonya dansa et s’amusa beaucoup. Elle se sentait heureuse car elle et sa sœur, la princesse Emeraude, s’aimaient beaucoup. Elle était réellement contente pour elle et passait une très bonne soirée. A la fin du repas, elle fit un très joli discours que tout le monde écouta avec joie. Quand elle alla se rasseoir, elle entendit des gens murmurer :

- La princesse Sonya a fait un bien beau discours !

- Oui, mais comme elle est laide, c’est dommage ! C’est vraiment une guenon ! Aucun homme ne voudra jamais épouser un pareil laideron.

Sonya se sentit réellement peinée car elle avait le cœur sensible, puis elle décida de retourner danser pour se changer les idées. Elle chercha du regard un cavalier et vit un tout petit garçon, le fils d’un des invités.

- Bonsoir ! lui dit-elle. Tu veux bien danser avec moi ?

- Oui ! répondit-il en lui tendant la main. Je suis Artus, le fils du Comte de la Palustre.

- Enchantée, répondit Sonya. Je suis la princesse Sonya, la sœur de la mariée.

- Si tu es sa sœur, pourquoi es-tu aussi laide ? demanda l’enfant.

- Parce que les frères et sœurs sont tous différents, répondit Sonya en pensant que c’était un enfant bien impoli.

- Mon papa dit que tu ne trouveras pas de mari. Moi, je pense qu’il a tort. Tu trouveras sûrement un homme très laid qui voudra bien t’épouser.

- Je ne veux pas me marier, répondit Sonya, toute étonnée. J’aimerais d’abord voyager, aller très loin, lire beaucoup de livres et apprendre la médecine, la biologie ou l’astronomie. Ensuite, peut-être que je me marierai.

- Tu as tort. Les filles doivent d’abord penser à se marier. Ce sont les garçons qui font de longues études.

- Eh bien, moi, j’étudierai plutôt que de me marier ! s’écria Sonya.

Sur ce, elle le déposa dans un coin et se chercha un nouveau cavalier. La fête dura toute la nuit et au petit matin, tous les invités regagnèrent leurs chambres. Sur le point de se mettre au lit, Sonya trouva Emeraude qui l’attendait.

- Je suis venue te dire au revoir, murmura-t-elle en la prenant dans ses bras. Riquet et moi partons en voyage de noces. Ma petite sœur chérie, tu vas énormément me manquer !

- Toi aussi, tu vas me manquer ! s’écria Sonya.

Il était vrai que les deux sœurs s’aimaient beaucoup. Quand elles étaient enfant et que les gens se moquaient de la laideur de Sonya, Emeraude prenait toujours sa défense. Il en était de même pour Sonya, qui ne supportait pas qu’on se moque de la maladresse d’Emeraude. Malgré leurs différences, elles étaient toujours restées très proches.

- Il faut que je te dise quelque chose, petite sœur, ajouta Emeraude en l’embrassant sur la joue. Pendant la noce, j’ai entendu notre père dire qu’il voulait que tu épouses le fils du Duc de Partres.

- Epouser le fils du Duc ! s’écria Sonya. Mais je ne veux pas épouser ce garçon ! Je le connais à peine ! Avant de me marier, j’aimerais voyager, visiter des pays lointains et aller voir la Grande Bibliothèque, celle où les plus grands livres sont entreposés !

- Dans ce cas, je peux t’aider, répondit Emeraude. La première étape de notre voyage de noces passe justement près de cette bibliothèque. Fais vite tes bagages et va te cacher dans le carrosse.

- Tu veux faire ça ? s’écria Sonya. Oh, merci ! Merci, ma grande sœur chérie !

Sur ce, Sonya prépara un sac. Elle y mit de bons vêtements solides et son livre préféré. Ensuite, elle alla vite se cacher à l’arrière du carrosse. Plus tard, le carrosse démarra sous les acclamations de la foule. Sonya se sentait toute contente de partir ainsi. En fait, elle était encore plus contente que si c’était elle qui s’était mariée. Elle ne tarda pas à s’endormir, bercée par les cahots du carrosse.

A suivre...

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